CEFII à la Cité de l'Objet Connecté
20 février 2017

Le CEFii se connecte à l’objet !

Les objets connectés sont encore quelque chose d’obscur pour une partie de la population française. Partie de ce constat, la Cité de l’Objet Connecté tend à initier et former PME et grands groupes à l’univers de l’IoT. Les écoles ne sont pas en reste, et après avoir reçu l’ESSCA pendant plusieurs jours, c’est une dizaine d’étudiants du CEFii qui sont passés de l’idée à la fabrication !

La recherche de compétences

Le CEFii est un centre de formation, situé à Angers, proposant une approche pédagogique participative où chaque élève est acteur de son apprentissage. Destinée à de futurs Webdesigners, Intégrateurs, Développeurs Web, Développeurs d’application mobile, on pourrait se demander en quoi ces deux semaines de réflexion et d’initiation à l’IoT vont permettre à ces étudiants d’acquérir les connaissances et compétences nécessaires à leur projet professionnel.

C’est sans compter le travail de Charly Patrault, directeur du CEFii ingénieur de formation, diplômé d’un DEA de philosophie histoire des Sciences et mordu de pédagogie. Cet ancien développeur au parcours atypique devenu formateur a créé en 2010 ce centre de formation par passion du partage de connaissances.

« Le CEFii se veut avant tout professionnalisant. Si un cursus classique est axé sur des connaissances, ici c’est des compétences que l’on acquiert. Avec une semaine de cours, deux en projets : c’est avant tout par la pratique qu’ils apprennent, » nous précise le directeur du CEFii.

Une ouverture à l’objet

Iot - CEFIIAprès plusieurs mois de préparation avec la Cité de l’Objet Connecté, Charly Patrault propose une approche quelque peu déroutante : ces padawans du Web Design, qui ne travaillent qu’à travers un écran, manipulant des vecteurs et des pixels vont devoir se frotter au concret : l’objet !

Pendant ces trois semaines, les étudiants ont eu l’occasion de créer une maquette de moteur à explosion dynamique, mais également des cas pratiques missionnés par de vrais clients, comme par exemple un jeu 3D.

« Aujourd’hui, je pense qu’il est intéressant de chercher de nouvelles compétences autour de l’IoT. Dans ce premier cursus qui se déroule actuellement à la Cité, les futurs Designers Web découvrent la CAO via le logiciel “Inventor” dans une optique de création d’objets de communication en 3D. En avril, un second cursus axé “développement”, permettra aux étudiants de réaliser du prototypage avec Arduino. »

Romain Fauquet, Ingénieur mécanique/plasturgie au sein de l’Iotfamily, et désormais formateur en chef en matière de CAO, nous explique avec le sourire « qu’à leur arrivée, ils n’avaient quasiment aucune compétence 3D. Aujourd’hui, ils peuvent créer des pièces complexes. Ils ont développé un “esprit mécanique” et ils savent se poser les bonnes questions : de vrais makers ! ».

L’humain au cœur de la Cité

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À la suite de cette formation, nos disciples sont ainsi devenus autonomes sur une imprimante 3D, des machines, des lasers, et nombreux sont ceux qui soulignent la valeur ajoutée d’un tel cursus.

« J’ai vu des étudiants qui se sont totalement approprié la formation en faisant preuve d’une grande autonomie. Ils ont pris à bras le corps les projets et ont même été force de proposition : c’est ce qui donne du sens à cette formation, ils n’ont pas simplement suivi une demande de manière scolaire et ça, c’est vraiment très positif ! » exulte Charly Patrault.

Lorsque l’on écoute, Pascale, 41 ans, étudiante studieuse en cours de reconversion, on retrouve cette nouvelle façon de penser abordée par son formateur : « C’est une autre démarche de créativité, faite de contraintes auxquelles nous ne sommes pas du tout habitués, c’est très stimulant » ! Alexandre, 22 ans, souligne avant tout une expérience humaine permettant d’apprendre à travailler en équipe. Quant à Nolwenn, 26 ans, elle a certes, apprécié d’être montée en compétence sur un logiciel tel qu’Inventor, mais elle se réjouit d’avoir également découvert un univers technologique dont elle n’imaginait pas les possibilités au côté d’experts passionnés et pédagogues. Et puis « c’est un endroit où on a vraiment envie bosser !» conclut-elle avec le sourire.