French Tech
5 décembre 2016

Découvrez les bénéfices de la charte sur la distribution des objets connectés de la French Tech !

C’était le 21 mars 2015, huit enseignes de la grande distribution (Auchan, Boulanger, Carrefour, Darty, la FNAC, Lick, Leclerc et Orange) signaient une Charte pour la distribution des objets connectés de la French Tech. L’objectif ? Accompagner les startups du secteur ! Depuis, cette communauté de l’IoT ne cesse de grandir : 13 enseignes et 61 startups se sont lancées dans la bataille. Dans cette optique, la Cité de l’Objet Connecté était invitée ce mercredi 9 novembre à un workshop distribution. L’occasion de rencontrer Aymeric Buthion, chargé de mission objets connectés/B2C à la DGE, organisateur de l’événement et Stéphane Bohbot son animateur, mais également serial startuper, fondateur de Lick et PDG de la société Innov8.

Une charte, tu respecteras

Elle constitue le second signe fort envoyé en direction des entrepreneurs des objets connectés après l’inauguration de la Cité en juin 2015 à Angers, et repose sur quatre piliers :

  • l’ouverture des rayons des magasins à de nouveaux acteurs
  • l’accompagnement d’entreprises dans la commercialisation de leur produit
  • la mise en avant des objets connectés de la French Tech au sein des magasins et sur internet
  • l’organisation d’opérations de communication pour sensibiliser le grand public à l’intérêt des objets connectés.

À ce jour, 13 enseignes l’ont signé. Système U, est le dernier à rejoindre la confrérie et s’engage ainsi à faire la promotion des objets connectés de la French Tech sur leur site web et en magasin.
Du côté des startups, elles signent également une charte spécifique les engageant à concevoir un objet connecté sur le territoire. Elles sont actuellement 61 à bénéficier du programme, dont Hector et Shape Heart, la dernière en date, qui développe un projet de brassard de running connecté accompagné par la Cité.

Avec Aymeric Buthion, tu signeras

Aymeric Buthion, les bénéfices de la charte sur la distribution des objets connectés de la French Tech !Aymeric Buthion est responsable de la coordination des groupes de réflexion autour de la charte avec les signataires afin de développer une offre de service à destination des startups. « On propose un guide de communication présentant une dizaine de guidelines permettant de favoriser l’étape de la distribution, on a poussé également une offre de formation et de sensibilisation à la distribution auquel la Cité a donc participé. »

La volonté de ce programme est de dépasser le cercle d’initiés et de faire comprendre la révolution qu’apportent les objets connectés dans le quotidien de chacun ; d’où l’importance de passer par les canaux de distribution traditionnels pour toucher le grand public.

En ce qui concerne le rôle de la Cité, elle constitue pour Aymeric « le bâtiment totem » permettant de matérialiser et symboliser la politique industrielle que les pouvoirs publics veulent promouvoir.
La Cité de l’Objet Connecté ayant pour vocation de passer de l’idée à la fabrication, il était logique de l’inviter à cette rencontre portant sur le stade final de la commercialisation, ce qu’envisagent avec difficulté les startupers. L’important au bout du compte étant de vendre, il est essentiel que la Cité accompagne les makers dans cette démarche, en prenant en compte également la dernière phase : le cycle de vie des produits.

D’une manière générale, les startupers rencontrent des difficultés à appréhender la question de la rentabilité de leur produit et de déterminer des marges réalistes, ils ont besoin d’être accompagnés.

« La Cité de l’Objet Connecté est au final un maillon de la chaîne au même titre que la Charte de Valorisation des « Objets connectés de la French Tech ». »

Aymeric précise que la signature de cette charte par les startups est malgré tout conditionnée par le stade d’avancement du projet, celui-ci devant être à 6 mois de la commercialisation, pour tenir compte des exigences et de l’organisation des distributeurs.

“La charte est à disposition de tous les fabricants d’objets connectés en phase de précommercialisation”.

C’est à cette condition que les startups peuvent bénéficier :

  • d’une communication adaptée
  • de bonnes pratiques
  • de mise en relation directe avec le bon interlocuteur dans l’enseigne de distribution visée. (exemple : la semaine des objets connectés)

Aymeric insiste sur le besoin d’intégrer, dès la conception du projet, la phase de commercialisation et des marges incompressibles de 30 % de la part des fournisseurs, mais également les contraintes, normes et spécificités des distributeurs.

Avec Stéphane Bohbot, tu optimiseras

Innov8 est spécialisé depuis 2011 dans la distribution 2.0 de produits connectés au sens large : téléphone mobile, smartphone, accessoires et objets connectés.

“Avec la distribution 2.0, nous entrons dans une nouvelle ère… Il s’agit de passer à de la vente de produit technologique lié à une fonctionnalité à un prix et à un marché sur lequel nous allons développer de nouveaux usages chez les consommateurs, au même titre que le téléphone portable a révolutionné notre vie, les objets connectés vont amplifier nos possibilités dans tous les domaines” Stéphane Bohbot.

Stéphane Bohbot, fondateur de Lick, es bénéfices de la charte sur la distribution des objets connectés de la French Tech !

L’objectif du groupe est d’accompagner dans ce contexte les consommateurs vers la démocratisation de ces nouveaux usages.

Stéphane fait le constat des besoins et attentes des startups en matière de distribution. Si « l’écosystème startup » est bien accompagné depuis quelques années, par exemple, par la Cité de l’Objet Connecté, il existe encore un manque d’expertise des startups sur la commercialisation et les canaux de distribution d’où l’idée de la Charte.

Selon lui, les startups françaises sont moins bien armées face aux grands groupes internationaux ; cette charte French Tech permet donc à des distributeurs citoyens tels que Lick de soutenir leur déploiement et dynamisme.

Aymeric a donc confié à Stéphane une mission de formation au cours de cet événement dédié à la distribution, dans le but de donner des clés pour faciliter l’entrée sur le marché des jeunes entreprises françaises.

La France s’est désindustrialisée et n’a pas su actualiser et développer son expertise, en particulier sur les métiers de la distribution. Il est donc important, pour le savoir français, de souligner l’augmentation constante d’adhérents à la Charte et l’intérêt que lui porte l’ensemble des grandes enseignes.
Fabriquer en France constitue un véritable enjeu, avec des produits de qualité, à des prix compétitifs et accessibles au plus grand nombre, qui nécessite néanmoins un accompagnement spécifique des entreprises dans leur phase d’industrialisation d’autant que la concurrence avec l’Asie est redoutable. « Il ne faut pas du made in France à tout prix, mais des produits de qualité, qui répondent au plus grand nombre en matière de positionnement de prix, c’est le challenge industriel que doit relever la Cité ! ».

En ce qui concerne Lick, il s’agit d’un distributeur qui fait rayonner la French Tech avec les LICK DEMO DAYS en accueillant une nouvelle startup dans son concept store pour présenter son invention en Live.