GreenCityzen iot
27 février 2017

GreenCityZen, une startup aux mains vertes !

Alors que le premier concours Agreen Startup, en parallèle du Sival, récompensait l’innovation environnementale du moment en janvier à Angers, la startup GreenCityZen s’intègre dans cette démarche écologique en vous proposant d’économiser du temps, de l’argent tout en préservant la planète ! Comment ? Rencontre avec Guy Lecurieux Lafayette, cofondateur de la société (avec François Hamon et Alexandre Boudonne).

  • Bonjour, pouvez-vous présenter ?

Je suis responsable du Business Développement au sein de GreenCityzen et l’un des trois fondateurs de la startup qui existe depuis un an et demi. Avant celle-ci, nous avons créé  il y a une dizaine d’années une première société dans le domaine des télécommunications qui a été rachetée par une société française dans le domaine de la défense et de la sécurité.

En ce qui me concerne, j’ai une expertise dans le semi-conducteurs et les télécommunications, et plus généralement tout ce qui touche aux nouvelles technologies.

  • Pouvez-vous pitcher GreenCityZen en quelques minutes ?

Nous avons créé Greencityzen pour que les nouvelles technologies puissent servir des causes environnemental. Dit autrement, c’est de définir comment les technologies peuvent aider la cause environnementale tout en amenant un bénéfice à ses clients. L’idée de base est donc de montrer qu’en économisant les ressources, on peut gagner en efficacité, réduire les coûts et améliorer le service rendu au client final.

GreenCityZen se positionne ainsi sur l’IoT industriel. On développe des solutions d’objets connectés pour l’industrie sur des applications et des cas d’usages environnementaux qui touchent la gestion de l’eau ou la qualité de l’air. Cette démarche peut également s’intégrer dans une démarche de Smart City ou d’agriculture intelligente.

  • Concrètement, vous développez quelle(s) solution(s) ?

greencityzen iot hmmbox greencityzen

Nous avons développé une solution complète qui se nomme “HummBox” qui va des capteurs communicants, remontant des informations via des réseaux LPWAN comme SigFox ou LoRa, à des tableaux de bord métiers en passant par une plateforme de services. Les tableaux de bords permettent de reporter en continu des indices de performance sur des processus. Le gros avantage de cette plate-forme, c’est qu’elle est complètement interopérable, on peut ainsi connecter d’autres applications ou flux d’informations pour enrichir les données des capteurs et ainsi prendre de meilleurs décisions.

L’idée c’est de favoriser au maximum de l’IoT en cassant les silos et d’interconnecter les données de façon à apporter de la valeur.

  • Vous avez également développé le projet GreenPod

En effet, Greencityzen est à l’origine d’un projet citoyen qu’elle soutient maintenant via l’association Mon Jardin Dans Ma Rue, c’est le projet de végétalisation urbain dont une expérimentation a été réalisée l’été dernier à Angers : http://monjardindansmarue.fr/

L’idée est d’aider les habitants à créer des espaces verts en s’aidant des solutions numériques. Le GreenPod est un pot de fleurs connecté qui s’intègre sur du mobilier urbain comme les poteaux anti-stationnement. Maintenant, on s’est rendu compte que ce projet citoyen était assez ambitieux et le marché n’était pas tout à fait mûr…

Au final, toute la technologie que l’on a développée pour l’association monjardindansmarue.fr est la même que celle que l’on utilise pour l’“HummBox” mais repositionnée sur un marché professionnel B2B.

On reste donc dans cette logique de transition écologique en se demandant comment notre capacité à capter l’information sur le terrain peut aider à mieux utiliser les ressources. L’idée est de limiter les marges coûteuse et les gaspillages pris pour palier un manque de visibilité sur le terrain.

  • Avez-vous des exemples concrets ?

Bien sûr, on peut évoquer l’optimisation de l’arrosage que l’on met en place actuellement à Paris. On équipe certaines jardinières publiques avec des capteurs d’humidité pour aider les jardiniers à arroser de manière optimale, moins se déplacer et donc utiliser moins de carburant, des équipes moins sollicitées… On est donc gagnant sur toute la chaîne.

Un autre cas d’usage concernant l’eau des villes : des entreprises utilisent des produits chimiques pour l’assainir. Grâce à notre solution, nous proposons une visibilité en continu pour mieux gérer la politique d’approvisionnement et garantir un meilleur service à la collectivité.

Un dernier cas d’usage, on peut améliorer la maintenance des égouts via un capteur de niveau. Si un réseau est bouché, on sait où déplacer les équipes pour régler rapidement le problème.

Tous ces dispositifs permettent à la fois des économies de déplacement, des améliorations du service rendu, à des coûts moindres.

  • À quelles étapes sont ces différents exemples d’utilisation de la “HummBox” ?

Nous sommes en général sur des phases pilotes, avec des déploiements de dizaines de capteurs sur le terrain et des équipes en cours de formation, dans l’optique d’un déploiement à plus grande échelle sur différents sites. GreenCityZen accompagne ces différentes institutions et entreprises dans la transition de leur mode de fonctionnement et organisation.

Nous avons actuellement des clients un peu partout sur la planète, en France, en Espagne, en Australie, dans les pays nordiques, dans les DOM…

  • En quoi la Cité de l’Objet Connecté vous-a t-elle aidé dans la réalisation de ce projet ?

Nous avions besoin de beaucoup d’agilité au début de notre projet et la Cité de l’Objet Connecté nous a permis développer le produit à des coûts intéressants en termes de production et de fabrication.

Pour une phase de démarrage, c’est tout à fait adapté, car il y a une vraie réactivité et le professionnalisme de la gestion de projet.

  • Que pensez-vous de la mouvance dans écolo-numérique du moment ?

Cela illustre une prise de conscience au sujet de nos ressources naturels qui sont limitées !

C’est toujours ce concept de marges qui génère du gaspillage lié au manque d’information de la réalité. Le fait de pouvoir se rendre compte en temps et en heure de ce qui se passe sur le terrain permet de s’affranchir de cette marge et consommer uniquement ce dont on a besoin.

Maintenant concernant GreenCityZen, il y a une aussi une volonté de défendre une cause louable qui émerge. C’est une conviction personnelle qui nous a rassemblés, c’est l’ADN de la société.

  • Comment envisagez-vous votre avenir ?

Nous avons une approche vertueuse de notre travail pour l’avenir : on cherche à améliorer la qualité de vie des salariés tout en faisant des économies sur les ressources. Jusqu’à maintenant l’écologie était vue comme un problème pour les sociétés, au mieux comme outils de communication. Notre but est qu’elle génère aussi des bénéfices. Ce sont des sujets qui préoccupent tout le monde que ce soit concernant l’eau, l’air, la pollution… Ce sentiment d’utilité est déjà une satisfaction et on tend à ce qu’il se développe encore et encore !

  • Un conseil pour de futurs startupers ?

La première idée, c’est de voir grand tout de suite. Il ne faut pas se mettre des barrières en pensant local, mais voir les choses de manière mondiale ! Souvent, c’est plus difficile de vendre en France qu’à l’étranger… Je pense que les nouveaux entrepreneurs sont déjà dans cette logique.

Il faut également ne pas attendre d’avoir le produit complètement fini pour aller le vendre. En étant dans une démarche agile : construisez votre produit avec votre client et ne restez pas dans votre coin !

Restez connecté :