shapeheart iot
2 janvier 2017

ShapeHeart, une course vers la réussite !

Si la créativité scientifique cherchait son meilleur ambassadeur, il faudrait lui présenter Antoine, cofondateur de la startup ShapeHeart. Expertise, réflexion, empirisme sont les notions qui s’imposent à l’esprit lorsqu’il évoque ce brassard connecté.Désormais entouré d’une équipe de cinq personnes émanant des grandes écoles (Centrale, Sciences Po, ESSEC, Arts & métiers…), il raconte avec passion et précision la naissance et l’aboutissement de son projet. Le CES 2017 en ligne de mire, le drapeau à damier se rapproche ?

De l’expérience au produit

Shapeheart, brassard connecté

L’idée de base était celle d’un vêtement connecté actif pour maigrir et optimiser la perte de poids ciblée. À la suite de tests peu concluants, celle-ci a logiquement évolué vers un outil de fréquence cardiaque à destination du grand public. Mais pourquoi un brassard ? La genèse du projet est née d’un simple constat des esprits prolifiques de deux makers :

« Je travaillais sur un système de récupération de données cardiaques à base de LED, la lumière permettant de visualiser les battements du cœur, pendant que mon collègue tapait le mot “running” dans un moteur de recherche et voyait apparaître des brassards. L’idée est tout simplement partie de cette combinaison. Si ça marche, ça peut cartonner ! »

Bien que le marché de la fréquence cardiaque soit dans l’œil de l’Iot depuis quelque temps, aucun objet similaire n’existe actuellement. Les montres connectées, ceintures thoraciques ou autres principes sont à la fois chers et peu précis en matière de mesure cardiaque. Alors qu’un brassard avec capteur intégré, permettant de se connecter à tous les smartphones, optimise la mesure et l’accessibilité au plus grand nombre.

Shapeheart est ainsi compatible avec l’ensemble des applications de running et/ou de santé des différentes plateformes mobiles, ce qui démultiplie les possibilités d’utilisations et d’évolution !

S’il s’agit avant tout d’un objet connecté visant les sportifs, et plus particulièrement marathoniens (une pratique en pleine expansion), les amateurs qui participent à des 10km, semi marathon ou marathon, d’autres publics comme les personnes voulant perdre du poids ou celles ayant des problèmes cardiaques trouveront leur bonheur dans ce brassard.

« C’est hyper important de savoir ce qui se passe dans notre corps et notamment au niveau cardiaque dans la pratique du sport. »

Le projet est de compléter le trackeur de base : le smartphone, en permettant de mieux comprendre son corps tel un métronome. L’objet n’ayant par ailleurs pas vocation de générer des données 24/24, mais est bel et bien conçu pour une utilisation ciblée.

Des opportunités sur le parcours

Alors que les produits existants n’étaient pas totalement fiables malgré des budgets colossaux, Antoine et son équipe ont sourcé le bon capteur tout en pensant à le positionner au niveau du bras, optimisant les mesures cardiaques : c’est là que se trouve l’idée de génie !

« Un brassard sera toujours serré contrairement aux montres au poignet et fournira ainsi des données moins aléatoires. En effet, le signal ne sera pas perturbé par de la lumière ambiante, . La précision est également meilleure car le brassard est plus proche du torse et subit moins de mouvement qu’au poignet. »   

C’est avec cette démarche simple, mais disruptive que la startup s’est présentée au concours Fnac Intel. Shapeheart étant le Petit Poucet de la compétition, c’est avec un certain culot qu’ils ont remporté le premier prix, s’ouvrant les portes de la crédibilité. Actuellement au stade final de la conception, l’équipe peaufine le design industriel du tissu et de la partie méca en vue du CES 2017, en janvier.

Si l’événement le plus attendu de l’année dans le milieu des nouvelles technologies reste une étape décisive pour approcher de futurs partenaires, Antoine souligne, qui plus est, leur fierté d’avoir été sélectionné parmi les 28 startups qui accompagneront Business France à Las Vegas.

Les derniers obstacles à franchir ? Les premières métriques de vente prévues pour le printemps 2017 seront cruciales, les collaborations avec les distributeurs de sports du monde entier devant confirmer ou non un intérêt du public pour l’objet connecté.  

Des perspectives d’accélération

Shapeheart à la Cité de l'Objet Connecté

La venue d’Antoine à la Cité de l’Objet connecté coïncidait avec l’impression d’une trentaine de cartes électroniques et boîtiers : la phase d’industrialisation du projet se déroulant entre nos murs.

« Notre objectif en nous tournant vers la Cité de l’Objet Connecté, c’était de valider le design industriel. Les conseils que cela soit en matière d’ingénierie méca et de production d’électronique nous ont permis de nous développer de manière très sereine. »

Antoine se projette et voit déjà dans son brassard connecté des évolutions possibles au travers de différentes gammes. Confiant dans l’avenir, il mise également sur un développement en lien avec des applications mobiles au travers des partenariats premium, voire un possible rachat.
Dans cette perspective, la startup est en train de déposer un brevet concernant un système qu’elle est la première au monde à concevoir : rendre accessible le smartphone actuellement piégé dans le brassard via l’utilisation d’aimant. L’importance du téléphone par les joggers étant prise en compte par la startup : l’accès à la musique, aux mails et SMS constituant une valeur ajoutée propre à l’objet, au-delà du prix et confort.